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Hiromu Shimizu [BLOOD A]
Hiromu Shimizu
Age : XX ans
Age vampire : XXX ans
Influençabilité : Niveau X
Messages : 1
Mar 18 Juil - 20:10
shimizu hiromu
HUMAIN
« ma jeunesse avait les couleurs sales du petit matin. »
Mon Caractère -
Hiromu ne parlait jamais de lui. Bien que tout son être se tendît vers autre chose,  un objet qui était en dehors de lui-même, il passait pour une personne très renfermée. Il discutait volontiers, soutenait les conversations d'un ton lent mais précis, et l'on sentait qu'il cherchait souvent le mot juste, celui qui couvrirait toute l'essence de sa pensée. Bien souvent, c'était un échec, et il paraissait comme déçu de ce qu'il disait. Cette exigence de perfection qu'il entretenait expliquait sans doute pourquoi il s'abstenait de tout tenir tout propos politique ou religieux, comme s'il avait peur de pouvoir s'exprimer correctement. Elle était, en vérité, l'aiguillon qui l'aidait à avancer, et le poison dont il souffrait si, d'aventure, il se piquait à son dard. Empoisonné par ses attentes, Hiromu savait qu'il finirait par mourir - ou plutôt, il désirait s'en convaincre. Il espérait simplement que le trépas sera rapide, et propre.

Hiromu jouait avec lui-même. Depuis l'enfance, la pensée de ne pas être unique lui glaçait le cœur. Elle fut sa première motivation, ce qui le força à chercher, par tous les moyens, à ne pas être comme les autres. Hiromu était capable d'apprécier la banalité du quotidien ; souvent il s'extasiait devant le spectacle touchant que formait sa famille. Toutefois, certain de ne pouvoir appartenir à ce tableau, il se cantonnait au rôle de l'observateur, rôle qu'il s'était choisi, mais pour lequel il n'avait jamais été désigné. Nul ne lui avait dit qu'il devait s'astreindre à cette solitude : il se l'était appropriée, mû par ce brutal entêtement qui est propre la jeunesse. Hiromu n'était finalement qu'un de ces enfants qui voulaient se construire en dehors des modèles que leur proposaient leurs parents, mais qui n'avaient pas la force d'emprunter des sentiers détournés. Il leur fallait donc trouver l'originalité ailleurs, mais se fondre malgré tout dans la masse. Tel était le paradoxe de ce jeune homme qui, dans le fond, restait très japonais : persuadé de n'être à sa place que dans un groupe, il craignait de dévoiler ses plus obscures pensées ; pourtant il ne rêvait que de s'en extraire, par l'esprit, par le travail du corps.

Hiromu était tombé amoureux de la beauté et de la perfection. Il s'identifiait à un personnage de littérature, et c'était là la preuve d'un orgueil dont on avait souvent peine à trouver des traces dans la retenue de son caractère. Hiromu était plein d'hybris caché, des vices qui se dérobaient à l'œil et qui lui donnait cet agaçant air d'être sans défaut, par moment. C'était quelque chose qui le rendait antipathique : il s'efforçait d'être infaillible. Ses gestes ne l'étaient pas encore, mais quand il dansait, on lisait l'ardeur de son travail. On savait qu'il avait cette infatigable énergie de la jeunesse, mais qu'il en exagérait, au risque d'user prématurément son corps. Il y avait également cette sollicitude qu'il offrait à ses collègues, impeccable en tout point, mais que l'on sentait feinte, ou du moins forcée. Hiromu était de ces gens qui calculaient, qui montaient des plans à l'avance, qui s'y tenaient dur comme fer mais pouvaient le lâcher subitement si l'absolu venait frapper à leur porte. Et l'absolu de Hiromu, c'était la certitude que sa propre insuffisance pouvait être effacée de sa mémoire lorsqu'il rencontrait l'objet de ses désirs. Ce fut l'immortalité des vampires qui le séduisit en premier lieu. Un être voué à ne presque plus vieillir, à conserver les charmes d'une jeunesse que le Japonais vénérait un peu trop ; il n'était guère étonnant de voir qu'il se laissa captiver par les créatures. Non qu'il désirât devenir l'une d'elles : ses avis tordus le condamnaient à être imparfait dès la naissance, et il s'était persuadé, sans en avoir de réelles raisons, qu'il ne pourrait y échapper. Il se contentait d'afficher son amour par des marques sur le corps ; il invoquait les images du folklore dans la blancheur de ses cheveux et l'incarnat de son regard troublé.

Hiromu, somme toute, était un enfant - un enfant persuadé d'être adulte. Il pensait avoir raison, il pensait que sa façon d'observer le monde était la seule qui en valût la peine ; il invoquait la vérité pour justifier ses actions, comme un bouclier contre le doute qui aurait naturellement menacé de l'assaillir. Mais il se trompait si souvent, Hiromu, et il était trop passif. Il refusait d'agir, et demandait même à ce que l'on soutirât de toute action. Il attendait, d'une patience presque servile, qu'un vampire vînt un jour le ravir, et lui proposer un instant d'éternité par le biais d'une morsure. Il se la figurait intense et profonde, s'imaginait une douleur si forte qu'elle terrasserait ses nerfs et lui ferait oublier qu'il souffrait. Mille chimères dansaient devant son esprit fanatique, et c'était là le seul fantasme qu'il s'autorisait - alors même qu'il ignorait tout de son sang, qu'il ne pouvait savoir si ce rêve lui serait permis. Une façon, très certainement, d'échapper à la rigueur de l'existence qu'il s'imposait. Il voulait être marionnette, mais était lassé de manipuler lui-même ses propres fils. Pourtant il souriait, avec l'innocence des premiers âges, et il continuait de danser de toute son âme - car c'était là tout ce qu'il savait faire.
Age humain : vingt ans
Nationalité : japonais
Sexualité : asexuel
Métier : danseur classique
Taille : autour du mètre soixante-quinze
Poids : trop léger
Yeux : des lentilles rouges sur ses prunelles sombres
Cheveux : une parure de corbeau, décolorée en blanc/gris
Validé par Gabriel
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Mon Histoire -
Dès l'enfance, Hiromu avait découvert qu'il y avait, dans l'univers, un ordre immuable, auquel il ne pourrait jamais se soustraire entièrement.
Bien sûr, parce qu'il était enfant, cet ordre était incarné par les grandes personnes. Ces êtres froids et gris qui avaient toujours raison, qui lui donnaient des ordres sans s'enquérir d'abord de son avis, étaient des créatures effrayantes aux yeux du petit - et il n'était alors ni question de vampires ni d'humains, car seul l'âge adulte conférait à ces personnes une aura d'autorité inquiétante.
Hiromu en particulier n'osait se fier à ses parents : elle, femme d'affaires dynamique, mais qui s'effaçait à la maison, comme si elle ne voulait pas s'imposer face à son mari ; lui, journaliste raté qui rédigeait de mauvais articles et fumait deux paquets de cigarettes par jour.
Aussi, lorsqu'il fut forcé de prendre une décision, le petit garçon se sentit déstabilisé.
Hiromu avait un jour assisté à une représentation télévisée d'un ballet. Il ne se souvenait plus du nom, parce qu'il n'y avait alors guère prêté attention ; il se rappelait cependant toujours du moindre mouvement des danseurs. Leurs visages étaient concentrés, mais non crispés ; s'ils avaient souffert pour atteindre un tel niveau, on n'en voyait rien. C'était devant ses yeux un étalage de beauté et d'élégance, le geste poussé dans ses retranchements, jusqu'à en extraire sa forme suprême. Dix jours durant, Hiromu vécut hypnotisé par cette danse-là, par la réminiscence de cet art. Il choisit de devenir danseur, à son tour. C'était alors un rêve muet, fragile, menaçant d'être soufflé par la dure réalité. Il n'y connaissait rien, Hiromu : il ne savait pas que, même si la danse classique était un peu moins éprouvante pour les garçons, elle demeurait si exigeante. Elle façonnait le corps, lui imprimait sa marque, et refusait qu'on la quittât tout à fait.
Malgré tout, il y avait en elle l'essence même de ses désirs.
Aussi prit-il son courage à deux mains, et s'efforça-t-il de réfléchir à une argumentation suffisante destinée à convaincre ses parents de l'inscrire dans une école de danse. Ses idées étaient très simples, comme devaient l'être celles d'un enfant : son bonheur et son bien-être, la satisfaction de réaliser l'impossible, les bienfaits de ce qui était à n'en pas douter un sport total. Il n'eut cependant pas besoin de les énoncer. A peine suggéra-t-il l'idée que son père l'accepta, et sa docile mère acquiesça lentement pour appuyer cet accord.
Finalement, cet ordre immuable pouvait être ployé, se dit Hiromu.

L'enfant grandit, se développa.
Et pendant longtemps il n'y eut dans sa vie que cette musique, cette danse.
Mais il finit par s'isoler, progressivement. Quand il n'avait aucun cours, il s'enfouissait dans l'abri de ses couvertures, s'abîmait dans la lecture jusqu'à ce que la nuit devînt parfaitement noire. Il appréciait la littérature du siècle dernier. Souvent, il laissait son lecteur CD tourner en fond dans sa chambre, couvrant un silence qu'il trouvait dérangeant. Parfois il s'endormait ainsi, et se réveillait perclus de douleur, qu'il tentait de chasser par ses étirements matinaux.
Il y avait, en face de chez lui, un jeune vampire. Hiromu ne le sut pas tout de suite. Ce fut un curieux concours de circonstances qui lui en fit prendre connaissance ; alors il bouleversa sa routine. Dès lors qu'il se sentait trop fatigué pour lire, mais pas assez pour dormir, il lâchait son ouvrage et se précipitait à la fenêtre. La plupart du temps, il ne voyait rien, aussi s'imaginait-il la vie qui pouvait être menée de l'autre côté des rideaux beige qui pendaient derrière les vitres voisines. Parfois, il apercevait son visage doux, ses sourires rares mais délicats ; il se demanda une fois si leurs regards ne s'étaient pas croisés.
Puis le vampire déménagea un jour, et Hiromu se rendit compte qu'il n'avait jamais eu l'occasion de lui demander s'il voulait bien le mordre.

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M. Le Maire
Messages : 152
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M. Le Maire
PNJ de Mihara
Mar 18 Juil - 20:39
Le membre 'Gabriel Stevens' a effectué l'action suivante : Es-tu chanceux ?


#1 'Groupe humain' :
Hiromu Shimizu [BLOOD A] 1498839892-blood-a

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#2 'Influençabilité' :
Hiromu Shimizu [BLOOD A] 1498840317-1
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