Vous pourrez me trouver sur le forum sous le nom de Noah A. Miller! Pour votre information, j'occupe le poste de Modératrice et je suis donc une des personnes à contacter en cas de besoin.
TOP-VOTEUR ◄ KAMY HYAKU ► Woaw tu votes plus vite que ton ombre D= Va falloir ralentir la candence, les gens ne peuvent plus suivre o/ Enfin... non héhé vote vote, vote pour ta vie yeah \o/
Vous pourrez me trouver sur le forum sous le nom de Gabriel Stevens ! Pour votre information, j'occupe le poste de Fondatrice et je suis donc une des personnes à contacter en cas de besoin.
Vous pourrez me trouver sur le forum sous le nom de Megumi Khan ! Pour votre information, j'occupe le poste d'Administratrice et je suis donc une des personnes à contacter en cas de besoin.
Vous pourrez me trouver sur le forum sous le nom de Lewis White ! Pour votre information, j'occupe le poste d'Administratrice et je suis donc une des personnes à contacter en cas de besoin.
TOP-POSTEUR ◄ NAOKI WEIDMANN ► Tu froles la première place pour les votes mais tu arrives bien première ici alors toutes mes félicitations très chère o/ Des bi'ous ♥
Vous pourrez me trouver sur le forum sous le nom de Aloïs H. Kreutz ! Pour votre information, j'occupe le poste de Modérateur et je suis donc une des personnes à contacter en cas de besoin.
News # 4 - Afin de faire un ménage de rentrée dans les membres inactifs ou désireux de nous quitter, un recensement à lieu jusqu'au 20 septembre 2017 ! N'oubliez pas d'aller vous faire recenser afin de récupérer votre couleur ♥
News # 3 - Le Mihamag #2 vient d'être publié, vous pouvez aller le lire en suivant ce lien, et le commenter sur ce lien ! J'espère qu'il vous plaira et que vous nous aiderez à l'améliorer !
News # 2 - Je vous informe que nous avons, depuis le 15 août déjà, 3 nouveaux membres dans la staff et qui occupent pour Aloïs et Noah le rôle de modérateur et pour Lewis le rôle d'administrateur ! Merci de les respecter ♥
News # 1 - Le forum a ouvert ses portes le 01/07/2017. Nous sommes des gentils < sauf les vampires > et on ne mord pas < sauf les vampires, encore > alors rejoignez nous vite ♥










 

 :: Mihara & ses environs :: Le quartier « Ueno » :: L’avenue commerçante Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
oh, hey again (+gabriel)
avatar
Age : 24 ans
Influençable : Niveau 5
Messages : 36
Quartier : Ueno
Date d'inscription : 02/07/2017
Dim 9 Juil - 3:08
oh, hey again- tout ça pour des nouilles et du café -
#82ABD5

Souma Ito

Gabriel Stevens

De l’eau. De. L’eau. C’était ça, l’alarme de ton réveil, ce matin. Enfin, t’avais pas mis de réveil, mais eh, t’as compris, quoi. S’il y avait eu une alarme, ça aurait été ça ; ton cerveau, ton sang, ta gorge qui hurlent à la réhydratation. Merde, qu’est-ce que t’as fait hier soir ? Assis sur le bord de ton lit, une main appuyée sur ton crâne, tu glousses en te remémorant le soirée que tu as passé. T’as peut-être un peu bu, et fais quelques conneries, mais d’après ce dont tu te souviens, c’était une bonne soirée.

Tu te lèves, ton corps te demandant quelques secondes pour se remettre d’aplomb et reprendre son équilibre, et te diriges vers la cuisine. Aussi rapidement que tes jambes te le permettent. C’est à dire, pas très vite, en fait. Pourtant, t’as l’impression de te déplacer à la vitesse de la lumière. Mais c’est probablement parce que tu as encore un peu la tête qui tourne. Devant l’évier, tu te jettes dessus, l’ouvre et, sans même prendre la peine d’utiliser un verre, tu engloutis autant de litres d’eau que tu peux. Et tu t’en fous un peu partout, au passage, aussi. Parce que t’as du mal à viser, faut dire que t’as encore un peu la tête dans le cul, et le cul dans le brouillard, alors on te pardonne.

Tu te sors enfin la tête de sous le robinet, te rendant compte que boire autant n’était pas forcément une bonne idée. Piouh, mal au bide, hein ? T’inquiète, ça va passer, va t’asseoir cinq minutes sur le canapé, regardes-toi quelques pubs à la télé, et tout ira mieux. Ouais mais non. Tu pues. Même toi tu peux le sentir. Dans quoi tu t’es roulé hier soir ? Ouais non remarque, vaut mieux pas le savoir. Exit le canapé, faut que tu passes à la douche en premier lieu.

Sous la flotte, tu prends ton temps. T’as même failli te rendormir, et si ça avait été le cas tu te serais sûrement éclaté le crâne sur le mur face à toi, donc heureusement que tu as su rester éveillé. Cela aurait été bien dommage de te perdre aussi vite, et d’une manière aussi bête surtout. Tu apprécies l’eau chaude et la bonne odeur de savon ; ça te détends, ça te dégonfle la tête, ça fait du bien quoi. Mais ça a aussi réveillé ta faim. La douleur au creux de ton ventre a changé ; de l’abus de consommation d’eau (entre autres liquides) elle était passée au cruel manque de nourriture ingérée récemment. Si y’avait pas eu ça, t’aurais bien passé le reste dans la matinée, voire de la journée, dans ta douche.

Sorti de la salle de bain, tout sec, tout frais, tout pimpant et habillé d’un ensemble de survêtement bien confortable, tu te rues vers les placards du haut dans la cuisine, sachant exactement ce que tu allais y chercher. Il n’y a qu’une seule et unique chose que tu manges après une soirée arrosée. Et ce sont des nouilles instantanées. Peu importe l’heure de la journée ou de la nuit, tu te fais forcément des nouilles instant’ si tu sens des relents de gueule de bois. Vieille habitude, sûrement. A la base, c’était ton frère qui faisait ça. Du coup, ça doit être de famille. Ou alors t’as juste repris cette manie pour faire comme lui. Peu importe. Penses pas à ça.

Penses à tes nouilles. Penses au moment où tu les dégusterais, dans le confort de ton canap’ ou de ton lit, à regarder le premier drama qui te tomberait sous la main en allumant la télé. Quel plan de journée magnifique ! En plus t’as même pas besoin d’aller bosser ce soir ! C’est super de s’être fait virer, non ? Pardon, on arrête de remuer le couteau dans la plaie. Mais bon, tu l’as bien cherché, d’un côté.

Tu ouvres le placard. Et là, l’horreur ! Placard vide. Rien dedans. Tu n’y gardais que tes bols de nouilles, dans celui-là, et fallait croire que t’avais déjà séché ton stock sans jamais avoir pensé à le re-remplir. Tes cernes donnent l’impression de se creuser plus encore alors que tu fixes le néant total qu’est ce foutu placard. Pas content. Tu claques les portes en les refermant, croisant les bras en te retournant, cherchant une solution, la mine boudeuse. Et le pire, c’est que t’aurais bien voulu un café aussi. Mais depuis quelques jours déjà, tu n’avais plus de café non plus.

Un soupir, tu décroises les bras et te diriges vers la porte, ramassant clefs, téléphone et portefeuille au passage. Pas le choix, tu dois aller faire des courses. Juste racheter du café et des nouilles, histoire de survivre à ta journée. Sortant et fermant ta porte derrière toi, une question survient soudain dans ton esprit. Comment t’es rentré, hier ? Vivant, déjà, c’est pas mal. Mais le moyen de locomotion ? Aucune idée. Ma foi, tu demanderas à tes potes, eux ils devraient le savoir. Enfin, peut-être.

Ascenseur. Parce que t’allais pas tout te descendre à pied. Pas la foi. Pas en état. En bas, tu décides de te rendre à la superette à pied. Au pire si ça te gonflait, tu te trouverais sûrement un taxi. Et pour le retour ? Tu verrais bien, t’arrives pas trop à te projeter, là, de suite. Tu marches d’un pas lent, les mains dans les poches, les yeux vitreux juste ce qu’il faut pour que les gens comprennent que t’es pas exactement au top de ta forme. Tu bailles régulièrement, tu traînes des pieds mais eh, au moins t’as pris une douche donc tu sens bon !

Le chemin t’as pris quelque chose comme dix minutes de plus que d’habitude. T’en voyais plus la fin, comme s’ils avaient bougé le magasin quelques kilomètres plus loin juste pour t’embêter ce jour là. Mais t’as pas appelé de taxi, t’as été fort, t’as fait tout le chemin à pied ! Tu mériterais presque qu’on t’applaudisse. Presque, hein.

Tu rentres dans la boutique, récupères un panier et souris aux quelques employés que tu croises - ont-il remarqué la mine que tu te traînes ? Peut-être, peut-être pas. Il te connaissent pas si bien que ça au final. Certes, tu viens régulièrement dans ce magasin, mais au fond tu n’es qu’un client sur des centaines chaque jours. Alors ils remarqueront sûrement pas tes cernes lors de ton passage en caisse, ne t’inquiète pas.

Tu passes d’abord prendre ton café, te mouvant aussi habilement que possible dans les rayons. Tu sais très bien où tout ce que tu veux se trouve, le magasin n’a pas changé depuis la première fois que tu l’as visité, alors c’est pas bien compliqué de s’en souvenir. Tu regardes à peine ce que tu fais et récupères ton café. Pas grave si tu te trompes, ça reste du café. En espérant juste que t’aies pas choppé du déca. Mais t’y réfléchis pas, tu verras bien en rentrant. Au pire tu trouverais bien quelqu’un à qui le refiler, si c’était du déca. Faudrait juste que tu retournes acheter du café. Pourquoi tu vérifies pas, ce serait plus simple, non ?

Réponse à la question. Oui, ce serait plus simple. Mais tu réfléchis pas pour la simplicité, là. Tu réfléchis juste au fait que t’as faim de nouilles en pot, et c’est vers leur rayon que tu te hâtes. Et voilà. Tu les trouves enfin. Devant toi, des tas de saveurs différentes, n’attendant que ton jugement. Vas-tu réussir à te décider ? Tu ne sais pas. Combien t’en prends ? Au moins une dizaine, non ? Heureusement que tu as un panier. Remarque t’auras peut-être pas assez d’argent sur toi pour en acheter une dizaine en plus de ton café. T’as pris ta carte bleue ? Aucune idée. Trop de questions. Tu ne sais plus où donner de la tête. Alors tu restes là, planté devant les nouilles, à réfléchir comme s’il s’agissait d’un des plus importants choix de ta vie.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Age : 20 ans
Influençable : Niveau 4
Messages : 1351
Quartier : Takeshita
Date d'inscription : 28/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur




Gabriel Stevens
Sa majesté impose le respect
Dim 9 Juil - 22:46
La lumière du jour me dérange. J’ai encore oublié de fermer les volets hier soir. Voilà que maintenant, je suis réveillé à cause de ma bêtise. Je regarde l’heure. Seulement neuf heures. Je grommelle un peu. Je ne veux pas me lever. Pas assez dormi. Juste quelques heures en plus. Je me suis couché, il était vers les trois heures du matin. Pas si tard que ça, mais bien trop tard si je me réveille à neuf heures. Seulement, il y a ces volets ; je peux pas me rendormir avec le soleil en pleine face. J’ai pas le sommeil aussi facile. J’essaye quand même. Je me cache sous ma couette. Mais, bordel, il fait chaud.

Je me lève. Tant pis. Je ferai une sieste cet après-midi ! Ce ne sera pas la première fois. Je suis plutôt du genre à aimer dormir. Feignant ? Peut-être un peu ! Mais je suis encore jeune, je peux bien me permettre d’être feignant. Puis je demande l’avis de personne. Je suis chez moi. Bref. Je me dirige vers la salle de bain. Je vais prendre une douche. Ça fait du bien une douche. Ça rafraîchit. Puis on est propre après. Et bien mieux réveillé. Quand je sors. Je m’essuie avec une serviette propre. La base quoi. Je ne me sèche pas les cheveux. Je ne le fais jamais. Ils se sécheront à l’air libre. J’ai pas appris de mes erreurs. Pourquoi je dis ça ? Parce que j’attrape froid très facilement et que, cheveux mouillés ; pas top comme idée. Bref. Il fait beau. Ça devrait le faire sans que je chope la crève. On verra bien. Puis c’est encore les vacances donc c’est pas bien grave si je suis malade en ce moment.

Comme je me suis réveillé tôt, et que, depuis plusieurs jours je n’ai plus grand-chose dans les placards, je décide d’aller faire des courses. Si je ne le fais pas, je vais me retrouver à mourir de faim un de ces jours. Je m’habille rapidement ; un pantalon et un t-shirt. Toujours à manches longues ; pas besoin d’expliquer pourquoi. Il fait beau et chaud dehors. Je vais devoir supporter mon t-shirt mais je fais avec depuis déjà quelques années déjà. Puis, c’est de ma faute. Ou pas. Celle de ma mère peut-être. Non, je préfère me dire que c’est de la mienne. Bref. Je sors. Je n’ai rien mangé avant de sortir. Pas faim. Pas envie.

Je me retrouve à réfléchir à un endroit où faire mes courses. J’ai pris mon porte-monnaie et des poches [des sac plastiques, vive le sud-ouest wsh.]. J’ai quand même pensé à prendre des poches avant de partir. Je suis quand même assez fier. Bon, l’endroit. Je n’ai pas encore l’habitude des magasins du coin. Je ne sais pas trop où se trouve le supermarché. Je pense quand même à me diriger vers le quartier commerçant. C’est là où j’ai le plus de chance de trouver ce que je recherche. Un supermarché avec tout ce que je veux, et surtout, pas trop cher. J’ai pas de sous. Un étudiant. C’est bien connu comme étant pas très riche. En plus, je commence mon travail à la bibliothèque seulement le mois prochain. Ce sont mes économies qui passent en attendant. En pensant à ça, j’ai vraiment envie de pleurer. Mes petits sous. Ils s’envolent tellement vite.

Je mets un peu plus de vingt minutes pour arriver devant une boutique qui semble parfaite pour faire mes courses. Je ne la connais pas. Je décide de rentrer. Je repère directement les paniers. J’en prends un. Je compte quand même prendre plusieurs choses ; du moins, trop pour pouvoir tout porter avec mes bras/mains. Bref. Je me dirige dans les premiers rayons, je ne sais pas trop quoi chercher ni où le trouver d’ailleurs. Je marche un peu au hasard. Je trouve le rayon des conneries. Sucreries et chocolat. Ça passe crème quand on a un peu faim ça. Je prends quelques paquets de bonbons, des dragibus, y a rien de mieux. Puis du chocolat ; c’est la vie le chocolat. Bref. Je m’éloigne de se rayon où je vais tout prendre. Je suis pas gros mais faut pas non plus que j’abuse.

Le rayon suivant, c’est le rayon des conneries. Encore. Mais pas les mêmes. Cette fois c’est plus le rayon des snacks. Là aussi, je vais y trouver mon bonheur ! Des chips, en veux-tu en voilà ! C’est bon et ça peut caler un estomac ; du moins le mien. Je mange pas beaucoup. J’ai quand même pris l’habitude de louper des repas. Faire ça pendant un certain temps, bah ça diminue la taille de ton estomac et donc, ça diminue aussi ton appétit. Bref tout ça pour dire, que oui, je vais prendre des chips ! Je prends divers paquets, différents goûts, différentes tailles et j’en prends près de dix paquets. Je veux pas vraiment avoir à revenir la semaine prochaine. C’est quand même chiant de faire les courses. On perd son temps. Du temps. C’est pas comme si je l’utilisais vraiment pour faire des trucs utiles. Certes. Mais tant pis.

Je me mets en route pour trouver le prochain rayon ; celui des nouilles instantanées. Je veux aussi acheter des nouilles instantanées. J’en ai besoin en fait. C’est la majorité de mes repas « consistants ». Je cherche le rayon en marchant parmi tous les rayons. Je marche et tourne la tête de gauche à droit. Je finis par le trouver. Enfin. Pas grand monde ne se trouve dans le rayon. Je commence par regarder le début et sélectionne quelques Ramen. Je pense déjà à ce que je vais manger en rentrant. Y penser me donne faim d’ailleurs.

Arriver à mi rayon, je vois un homme de dos. J’avance encore. Je le regarde encore. Il me fait penser à quelqu’un. Je crois que je le connais. Je réfléchi un peu. Tout d’un coup je repense à lui. Le livreur de pizza. J’ai oublié son nom d’ailleurs. Il me fait penser à lui. Lui qui n’est plus revenu chez moi. Lui qui n’est plus revenu du tout. J’ai pourtant commandé des pizzas. Pas forcément pour qu’il revienne. Mais lui, il ne livrait plus. Sur le coup, la première fois, je n’ai pas compris. Je m’étais préparé à le voir. Après tout je m’étais excusé la fois précédente quand il était venu chez moi. Pourtant, quand j’ai ouvert, c’était un autre livreur. Un inconnu. Je me suis senti mal. Je me suis longuement posé des questions.

Est-ce que j’avais vraiment été méchant ?
Me déteste-il vraiment ?

En vrai, ça m’avait fait réfléchir. Regretter ; peut-être. Ne plus le revoir après avoir été aussi froid. Je me sentais coupable. Enfin, ça me travaillait un peu. Je voulais m’excuser ; encore. Peut-être qu’il ne l’avait pas vraiment entendu la dernière fois. Après tout, il s’apprêtait à partir. Bref. Le tout est, c’est que je veux savoir pourquoi il n’est plus revenu. Si c’est de ma faute. Si c‘est à cause de moi.

Je regarde un peu plus l’homme et il me fait vraiment penser au livreur. Qui s’appelle ; il s’appelle comment déjà. J’ai oublié. Merde. Pourquoi j’ai oublié un truc comme ça. J’en ai besoin. Je vais passer pour quoi, moi ! Faut que je retrouve son prénom. Je crois que ça commençait par un « t » … non plutôt un « s ». Je crois. Je suis pas sûr de ce que je raconte. Puis au pire. Je l’appelle pas [je le siffle. lol.]. En vrai, j’ai pas vraiment besoin de l’appeler par son prénom. Enfin, je vais bien trouver sur le moment. Déjà, faut que je pense à un truc qui est un peu plus important.

Comment est-ce que je fais pour l’aborder ?
Est-ce que je salue juste ?
Est-ce que je le laisse me voir ? Mais va-t-il m’ignorer ?

Je pense que ce serait mieux que j’aille le voir. Lui parler. Mais je ne sais pas trop comment faire. Est-ce que je dois aller vers lui en souriant. Non ! Sourire. Comme si le pouvais. Juste aller lui parler. Genre comme si de rien n’était. Un bonjour. Ça devrait suffire. Ou s’excuser ; comme début de conversation, plutôt bizarre, non ? Arg. Je me prends vraiment la tête pour rien. Je suis pas incapable d’aller le voir. Je lui ai déjà parlé. Maintenant, ça devrait être plus simple. Je pense. Bref. Je vais aller le voir. Je m’avance dans sa direction.

« Salut »

Je parle d’une voix faible, je ne suis même pas sûr qu’il m’ait entendu. Mais pour confirmer mon arriver je finis par le poke au niveau des côtes, deux fois. Je suis sûr qu’il se retournera. S’il m’ignore, c’est vraiment qu’il ne veut pas me parler. Ce sera fait exprès. Je comprendrais et m’en irais tout simplement. Mais je ne veux pas. Pas sans une explication. On peut au moins discuter pour s’expliquer. Je ne voulais pas être méchant. Je pense qu’il sera compréhensif. Enfin j’espère. Du peu que j’ai vu, il est sympa. Quelqu’un de sympa, ça peut pas être rancunier ? Peut-être. J’espère que non. Bref. Je ne veux pas qu’il m’en veuille, mais je veux au moins savoir pourquoi il n’est pas revenu et si c’est à cause de moi, m’excuser. C’est tout. Après, je retournerai tout simplement à mes routines.

« ‘xcuse de t’déranger »

Voilà. Je m’excuse même de le déranger. C’est quand même beau non. Alors qu’il n’a même pas ouvert la bouche, j’ai quand même parlé deux fois. Je ne suis pas peu fier. Bon, j’étais quand même obligé ; il se trouvait de dos après tout. J’aurai pu attendre comme un glandu, qu’il se retourne. Mais peut-être qu’il serait juste parti dans le sens opposé sans même poser un regard sur moi. J’aurais quand même eu l’air d’un con. J’ai plus qu’à attendre et voir sa réaction.



Quand le roi se présente & qu'il veut des liens
Je deviens sociable et parle en #3366ff ... ou pas.


Merci à Noah pour l'avatar ♥
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Age : 24 ans
Influençable : Niveau 5
Messages : 36
Quartier : Ueno
Date d'inscription : 02/07/2017
Lun 10 Juil - 14:16
oh, hey again- tout ça pour des nouilles et du café -
#82ABD5

Souma Ito

Gabriel Stevens

Les nouilles. Tu les fixes. Tu ne sais pas trop. Tu prends un pot, l’observe, le tourne dans tous les sens comme si tu y cherchais une réponse. Bien sûr, tu n’en trouves pas. Tu restes à ton point de départ. Combien t’en prends ? Quelles saveurs ? Assez de monnaie ? T’as la flemme de vérifier. Et au pire, ce sera un peu comme un jeu de chance, une roulette russe qui tue pas mais qui fout peut-être un peu la honte ; te retrouver devant la caisse sans assez d’argent pour payer ce que tu dois et, en plus de ça, sans ta carte pour te rattraper.

Tu jettes le pot de nouilles que tu tenais dans ton panier, ça t’en fait déjà un. Tu regardes les autres. T’as tellement envie de manger des ramen instant’ que tu pourrais tous les prendre. Ouais, t’as envie de vider le rayon. Mais ce serait pas cool pour les autres clients, faut en laisser un peu, quand même. Et puis, le rayon est grand et bien plein, t’aurais sûrement du mal à tout ramener chez moi. Surtout que toi, t’as pas ramené de poches avec toi. Bon, t’achèterais sûrement un sachet plastique ou deux à ton passage en caisse, mais bon, ça risque d’être lourd, quand même.

Tu saisis à nouveau un pot, floqué de la mention « nouveau ». Un nouveau goût ? Intéressant. Tu vas le tester. Ce sera lui que tu mangeras tout à l’heure. Risqué. Tu sais pas si c’est bon. Autant c’est dégueulasse et tu vas regretter. Enfin, au pire tu changeras de pot. Au moins t’auras testé, hein. Tu t’apprêtais à le rajouter également à ton panier lorsque tu sentis une légère pression au niveau de tes côtes. Deux, même. Mon dieu. Tu sursautes, manquant d’envoyer voler le pot de nouilles en l’air. Qui a fait ça ? Tu te retournes, un air horrifié sur le visage, pour faire face à ton agresseur.

Et dieu si tu t’attendais à ça. Tu reconnais direct la tignasse, ton visage perd son expression de flippé pour prendre des traits plus surpris. Le petit Gabi chez qui t’avais pique-niqué, il y a quelques temps. Pique-nique qui t’avais d’ailleurs fait viré à la fois de l’appartement de ton client et de ton boulot. ‘xcuse de t’déranger, qu’il te dit.

Tu sais pas trop comment réagir. T’avais pas l’impression qu’il t’appréciait beaucoup ; après tout il t’avait viré de chez lui. Bon. Tu t’étais un peu imposé, aussi, faut pas le nier, t’étais pas vraiment blanc dans l’affaire. Mais bon, pour le coup, tu ne savais pas quoi penser de cette apparition subite. Tu le regardes. Puis tu regardes les nouilles. Tu continues ce va et vient de regard une fois ou deux avant de faire un pas sur le côté.

Tu penses avoir compris ; t’es juste au milieu en fait. Il veut probablement lui aussi se servir en nouilles, et tout tu restes planté là, à boucher la moitié du rayon. Et s’il t’a poke, c’est sûrement parce qu’il t’a déjà demandé de tout pousser mais que, perdu dans tes réflexion d’homme qui décuve encore, tu ne l’as pas entendu. Tu ne vois que ça, comme raison pour laquelle il serait venu vers toi. Parce que t’as pas trop l’impression qu’il est là pour discuter. Sinon, il aurait sûrement dit quelque chose dans le style de « Salut, ca va ? Quoi de beau ? ». Mais non, il s’était juste excusé de te déranger. Il te dérangeait pas. Au contraire ça te laisserait plus de choix pour te décider sur le nombre de pots que tu ramènerais avec toi.

Donc voilà, tu te pousses. Tu tiens contre toi le pot de nouilles, celui avec le nouveau goût, comme s’il s’agissait de quelque chose de fragile et précieux. Et puis tu décides d’ouvrir la bouche, lui dire quelque chose quand même, parce que pour le coup on dirait que les rôles sont inversés par rapport à votre dernière « rencontre ». Lui qui parle, toi qui restes silencieux. Dur à croire. « C’est moi qui m’excuse, j’suis au milieu. » Tu recules d’encore un pas. Un petit pas.

T’as envie de rajouter un truc. Tu sais pas trop quoi. T’hésites. En fait, t’es même pas sûr qu’il t’ai reconnu. Autant il t’a juste demandé de te pousser, sans même savoir qui t’était. Est-ce qu’il irait tripoter les côtes d’un inconnu juste pour que celui-ci dégage la place dans un rayon de supermarché ? Bonne question, même toi tu le ferais pas. Parce que tu sais que c’est horrible comme sensation, les pokes sur les côtes. Donc il t’a peut-être reconnu. Peut-être pas. T’as faim, la gorge sèche, l’esprit embué, t’arrives pas à mettre trois idées à la suite de façon claire, alors analyser les faits et gestes d’une personne que tu connais à peine, même pas la peine d’y penser.

Puis te vient une idée. Il a l’air d’être lui aussi un consommateur de nouilles - sinon il n’aurait pas voulu accéder à l’étalage, n’est-ce pas ? Alors peut-être sait-il si ces nouilles à la saveur nouvelle sont digestes ? Peut-être les a-t-il déjà essayées. Parce que t’as envie de les goûter, mais t’as pas non plus envie d’acheter quelque chose qui pourrait être infâme. Autant demander, alors, non ? T’avait pas de personnel du magasin sous la main, mais t’avait ce gamin face à toi, et auquels tu connaissais des habitudes de malbouffe. Pizza deux fois par semaine, et vu le nombre de paquets de chips qu’il avait déjà amassé avant d’arriver vers toi, tu n’aurais pas été étonné que cent pour cent de ses repas.

« Hm.. t’sais si elles sont bonnes celles-là ? » Tu lui tends les nouilles qui tu gardais contre toi, plein d’interrogation dans ton regard fatigué. Ouais, la réponse t’intéressait vraiment, derrière l’air un peu con et inutile de la question. Il te répondra peut-être pas, peut-être même qu’il va t’ignorer, ou peut-être qu’il ne les aura pas goûter pour te fournir les informations que tu cherches. Bah, tu verras bien, hein.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Age : 20 ans
Influençable : Niveau 4
Messages : 1351
Quartier : Takeshita
Date d'inscription : 28/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur




Gabriel Stevens
Sa majesté impose le respect
Mar 11 Juil - 0:56
Le monde est petit ; c’est ce qu’on dit. C’est peut-être vrai au final. Parce qu’il est là. Je me suis approché. Je lui ai parlé. J’ai lancé la discussion. C’est quand même un bon début. Maintenant, j’espère juste ne pas me faire remballer. Ignorer. Je me suis excusé pour le dérangement. Je cherche encore un moyen pour ne pas avoir à le nommer ; j’ai oublié son nom. Pas cool comme situation. Lui, il doit sûrement s’en souvenir de mon prénom. Enfin, je suppose. Peut-être que c’est mieux si lui aussi l’a oublié. J’aurais l’air moins con. Je suppose. Bref. Je le vois qui se retourne. Il a l’air surpris. Peut-être effrayé. Le poke l’aurait effrayé. Un grand gaillard comme lui. Peut-être. Si je fais peur à quelqu’un, je m’en réjouis. Je suis plutôt du genre à ne pas réussir à effrayer une mouche, alors une personne. A vrai dire, j’ai jamais vraiment essayé. Je suis pas vraiment courageux. Même si je sais que, si quelqu’un me cherche des noises, j’arriverai parfaitement à ouvrir la bouche. Pour me défendre au moins. Je me laisserai pas me faire marcher dessus. Ou peut-être que si. Je suis pas vraiment costaud après tout. Mais ce n’était pas le sujet du moment.

« C’est moi qui m’excuse, j’suis au milieu. »
Je ne comprends pas de suite. Je suis venu pour engager la conversation. Pourquoi est-ce qu’il s’excuse lui aussi. Je recherche une explication valable à sa réaction. Puis, je repense alors à la suite de sa phrase. Sur le coup, cela ne m’avait pas frappé l’esprit ; le fait qu’il s’excuse m’avait quelque peu, bloqué. Il avait rajouté le fait qu’il était au milieu. Au milieu de quoi ? Ah, devant le rayon. Il croit peut-être que je cherche à voir les nouilles instantanées se trouvant devant lui. Je suis pas si affamé que ça. Moi ce que je veux, c’est lui parler. Je veux une explication. Je veux peut-être m’excuser. Enfin, ça dépendra de ce qu’il me répondrait. Le voir reculer confirme un peu ma pensée. Il croit vraiment que je cherche à regarder le rayon. Par reflexe, je regarde vraiment les différents étalages de nouilles. Il y en avait pour tous les goûts. Et beaucoup de paquets/bols me semblaient délicieux. Ça ouvrait l’appétit. Clairement.

« Hm.. t’sais si elles sont bonnes celles-là ? »
Sa phrase me fait lever le regard vers lui. Il me tend le paquet que je récupère. S’il me dit ça comme ça, c’est qu’il m’a reconnu. Je suppose. Mais avec lui, on est sûr de rien. Après tout, peut-être qu’il était capable de parler comme ça à quelqu’un de totalement inconnu qu’il croiserait dans la rue. Il en avait bien l’air capable. je fixe quelques minutes les nouilles qu’il te tend. Euh, je ne les connais pas celle-là. Je dois lire dire. Peut-être que je dois lui mentir. Ou pas. Je ne sais pas trop. Sur le coup, j’hésites quand même. Pourtant, c’est seulement des nouilles. Il devrait comprendre que je ne connais pas ces nouilles et que je ne peux donc pas répondre à sa question. Pourquoi je me pose des questions pour un problème aussi bateau.

« Non… connais pas. »

Voilà, c’est dit. Faudrait que je rallonge la phrase, qu’il pense au moins que je suis un être capable de parler et d’échanger avec une autre personne. Que je sois un minimum sociable. Peut-être que je peux lui proposer un autre bol de ramen. Quelque chose que j’ai déjà goûté. Quelque chose que je connais. Quelque chose de bon. Je me retourne vers le rayon sans le regardé. Je regarde plusieurs paquets. Un me saute aux yeux. C’est un ramyeon coréen. Un ramyeon épicé. La fois où je l’ai gouté, il était vraiment bon. Peut-être qu’il aime les repas épicés. Il doit sûrement aimer. Au pire. J’attrape le paquet puis je me retourne face à lui. Je lui tends, il devrait bien l’attraper pour voir plus précisément ce que je lui tends. Pour voir les ingrédients. ‘fin, j’espère. Je n’ai pas vraiment envie de tenir le paquet en l’air pendant deux plombes non plus. Je suis pas un pigeon. Bref. Je dois quand même lui préciser pourquoi je lui tends ce paquet sinon, il va rien comprendre.

« Des Ramyeons. C’est coréen. Et épicé aussi. »

Peut-être qu’il va me sortir qu’il n’aime pas ça. Peut-être qu’il va être content. J’attends quand même sa réaction. Pas avec impatience ; mais j’attends de voir. Il va peut-être juste ignorer ce que je lui dis. Faudrait quand même que je lance la discussion dans mon sens. Dans ce que je veux vraiment dire. Dans l’explication tant attendu du « pourquoi il n’est pas revenu livrer des pizzas ». Je veux toujours savoir. Il semble plutôt normal à première vue. Il ne m’aurait pas parlé dans le cas contraire. Je devrais être le premier à aborder le sujet mais je ne dois pas être trop direct. Ou bien, je vais dans le vif et je vois.  Je n’attends pas vraiment sa réaction vis-à-vis de la bouffe. C’est pas vraiment important dans ma tête.

« euh… sinon. »

Comment lui balance le truc de façon correcte. Sans paraître con. Sans paraître pour la personne en manque de la personne parce que bon, c’est pas du tout le cas. Il est sympa. On a mangé ensemble. Mais regardez, je ne me rappelle même plus son prénom. Oh putain oui, son prénom. Faut que je lui demande. Ou je le fais de manière subtile. Comment je fais pour être subtile pour un truc comme ça. Je suis quand même un peu dans la merde là, on est d’accord. Je vais lui engager des lettres et peut-être qu’il comprendra tout seul que je suis un demeuré qui n’a pas de cerveau. ‘fin j’espère. Enfin, pas qu’il pense que je suis un demeuré. Mais qu’il comprenne tout seul, comme le grand garçon qu’il est que je ne me souviens pas son fichu prénom. Je vais quand même pas lui dire de suite. Je vais partir sur le problème principal en premier.

« Pourquoi. Enfin. Euh… chez moi. »

Allez, faut que je sorte les mots et dans l’ordre en plus. Je vais pas pondre ma phrase en deux heures non. Je le regarde dans les yeux ; pas longtemps. Puis après avoir bien réfléchi. Je vais m’exprimer. Je vais la dire. La phrase, la vraie. Avec des mots de liaison et tout ce qu’il faut. Puis dans l’ordre et de façon compréhensible. En articulant. Enfin, en essayant. Allez, faut que je me lance.

« Pourquoi t’es plus venu chez moi ? »

Je suis satisfait. Elle est pas longue, c’est vrai. Il n’y a pas non plus de mots de liaisons ; il n’y en a pas vraiment besoin. La prochaine fois. J’en mettrais. J’essayerai. Maintenant, il ne faut pas que je m’arrête en si bon chemin, il faut que je relance la conversation directement et faire passer de façon tranquille le fait que j’ai oublié son prénom. Comment faire ça dans les règles de l’art.

« ssss…. »

Ouai je fais le serpent, un problème ? Genre, je lance la lettre avec laquelle j’ai le plus d’assurance. Je pense que son prénom se commence vraiment comme ça. Il va bien finir ce que j’ai commencé. J’espère. Disons que je croise les doigts pour pas qu’il le prenne mal. Ce serait quand même bien embêtant si, en plus de l’avoir balancé comme un malpropre la dernière fois, il prenait comme une insulte le fait que j’ai oublié son nom. Bref. On verra bien. Je vais pas faire semblant jusqu’à je ne sais quelle heure, de me rappeler de son prénom. Manquerait plus que je l’appelle « eh » ou encore « toi ». Là par contre, je me doute bien qu’il commencerait à perdre patiente. En tout cas, ce serait le cas pour moi. Bref. J’attends de voir comment il va réagir.



Quand le roi se présente & qu'il veut des liens
Je deviens sociable et parle en #3366ff ... ou pas.


Merci à Noah pour l'avatar ♥
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Age : 24 ans
Influençable : Niveau 5
Messages : 36
Quartier : Ueno
Date d'inscription : 02/07/2017
Jeu 13 Juil - 1:43
oh, hey again- tout ça pour des nouilles et du café -
#82ABD5

Souma Ito

Gabriel Stevens

Il récupère le pot de nouilles que tu lui tends. C’est bon signe, non ? Dans le sens où il aurait totalement pu t’ignorer, sans même te lancer un regard, te laissant là, seul, le bras tendu dans le vide. Cela aurait été un peu triste pour toi et ton égo. Tu t’en serais sûrement remis, c’est vrai, mais quand même. Il semble s’intéresser au pot que tu lui as fait passer. Enfin, il l’observe, quoi. Tu te dis que s’il connaissait cette saveur là, il n’aurait pas besoin d’autant de réflexion pour te dire si oui ou non elles étaient bonnes. Au pire tant pis, tu étais quand même décidé à les essayer, un jour ou l’autre.

Non… connais pas. Au moins c’est clair. Tu prends une mine légèrement déçue, même si au fond tu t’y attendais. Il n’était pas si grand expert de la malbouffe que ce que tu l’imaginais. Sur quels autres points t’étais-tu également trompé à son propos ? Va savoir. Mais t’étais sûr qu’il y en avait d’autres. Du moins, t’espérais, pour lui, parce que tout ce que tu imaginais de lui n’était pas forcément bien rose. Mais bref, pour le moment, le plus important, c’était quand même les nouilles.

Au final, c’est lui qui se retrouve à te tendre un paquet de nouilles. Il vient de les récupérer, dans le rayon juste à côté, rayon auquel tu ne portes en général aucune attention. Toi, t’es habitué à ces pots là, cette marque, ces saveurs et tu n’as jamais pensé à changer tes habitudes. T’en as jamais vraiment ressenti le besoin. Mais tu attrapes quand même le paquet qu’il tend, ne serait-ce que par politesse ; si lui ne t’a pas laissé le bras dans le vent, alors toi non plus, tu ne dois pas le laisser en plan.

Des Ramyeons. C’est coréen. Et épicé aussi. Rien que le mot épicé te file des remontées acides ; faut dire que t’as le bide un peu à l’envers, après la soirée que t’as passé hier soir. Mais, après quelques secondes à fixer le paquet de nouilles comme s’il s’agissait de quelque chose de rarissime que tu n’aurais l’occasion de voir qu’une fois dans ta vie, tu le jettes dans ton panier. Par pour ce midi, c’est sûr, mais peut-être pour demain. Ou un autre jour, où tu te sentiras de manger de l’épicé. T’as bien envie d’essayer ces Ramyeons, peut-être parce que c’est lui qui te les as conseillé et que tu n’auras pas pensé recevoir un conseil un tantinet amical venant de lui. Alors tu prends. Mais tu dis même pas merci. Tu l’as pensé très fort dans ton petit crâne, mais le mot n’a pas su franchir tes lèvres. T’as un peu la tête à l’envers encore, aussi. C’est pas grave, il ne s’en rendra peut être même pas compte, de toute façon.

euh… sinon. Tu décolles ton regard de ton panier encore un peu trop vide à ton goût pour t’intéresser à ton interlocuteur. Tu le questionnes du regard, t’attends la suite. Il doit forcément y avoir une suite. Enfin, c’est ce que tu penses. Tu ne serais en fait qu’à moitié étonné s’il n’y avait pas de suite, en vérité. Mais il à l’air de vouloir communiquer avec toi. Pourquoi. Enfin. Euh… chez moi. Tu fronces les sourcils. Quoi ? T’es pas sûr d’avoir compris le message qu’il a tenté de te faire passé. Mais tu sais pas trop, est-ce que tu ne l’as pas compris parce qu’il s’est mal exprimé ou parce que t’as l’esprit un peu ailleurs ? Peut-être un peu des deux. Tu hésites à le faire répéter, ou à juste acquiescer, comme tu le fais avec les étrangers que tu ne comprends qu’à demi. Mais il ne te laisse pas le temps de faire ton choix.

Pourquoi t’es plus venu chez moi ? La question te surprends, tu peux pas le nier, et juste à peine le cacher sur ton visage. C’était probablement la dernière question à laquelle tu t’attendais. Au point où tu n’étais, encore une fois, pas totalement sûr d’avoir correctement compris. Mais tu préférerais te dire que si, tu avais bien compris, parce que l’idée qu’il se soit questionné sur ta « disparition » te faisait quand même un peu chaud au cœur. Du coup, tu souris, légèrement, à son égard.

ssss…. Mais ton sourire s’efface pour laisser place à une un regard un peu perdu. Ssss ? Qu’est-ce qu’il lui arrive ? Tu penches la tête sur le côté, t’essaies de comprendre. Mais y’a rien qui te vient. Éventuellement, tu penses à un toc. Il a beaucoup parlé, par rapport à la dernière fois, ça vient peut-être de là ? Honnêtement, t’en as foutrement aucune idée. Mais dans le cas où ce serait en effet quelque chose de non maîtrisé, tu préfères ne pas relever, ne pas poser de questions. Tu ne voudrais pas l’embarrasser.

Est-ce que tu lui dis de but en blanc que t’as été viré parce que t’es resté manger chez lui ? D’un côté, c’est pas lui qui t’a invité, donc il n’y avait pas vraiment de risque qu’il culpabilise, non ? Mais t’en étais pas vraiment fier. Tu craignais qu’il soit un peu moralisateur et qu’il te dise que tu l’as bien mérité. Non pas que tu ne l’aies pas mérité, c’est clair. Mais tu ne voudrais pas entendre ça venant de lui. Venant de personne, en fait. Ton égo, il faut le ménager, tout de même, le pauvre. Ton premier boulot, la première fois que t’as touché du doigts ce que vivaient tout ceux qui n’ont pas ta chance dès la naissance, et t’as même pas été capable de le garder.

Tu soupires. Mais tu essaies de reprendre ton sourire habituel. T’as du mal. T’as trop la dalle, t’as trop la tête qui bourdonne, t’as trop le regret d’avoir voulu prouver à plus costaud que toi que t’étais capable de tenir le saké comme un homme, un vrai. Plus jamais, que tu te dis. Même si tu sais très bien que lorsqu’on t’appeleras pour fêter quelque chose, tu seras le premier à lancer les festivités. T’aimes bien t’amuser, tu passes toujours de bonnes soirées, t’es toujours bien entouré. Mais les lendemains sont toujours plus difficiles. C’est fou que tu ne t’y sois toujours pas fait depuis le temps.

« J’ai été viré. » Au final, t’y es allé de manière claire et concise. Toutes ces réflexions sur la manière de tourner tes propos, pour rien. Mais au fond, à quoi bon tourner autour du pot. Tu aurais parlé de congés forcés, il aurait quand même probablement compris qu’on t’avait mis à la porte. Mais tu lui souris, tu veux pas qu’il s’imagine que tu te morfonde pour ça. Y’a plus grave dans la vie. Du moins pour toi. T’en trouveras bien un autre de boulot ; et puis si t’en trouves pas, tant pis, tu devrais pas avoir trop de mal à t’habituer à nouveau à une vie simple sans horaires à respecter et comptes à rendre. Tellement de personnes aimeraient être à ta place, et toi t’es limite à t’en plaindre. Aucun respect, Souma.

« Pourquoi ? Je te manque ? » Ton léger sourire s’est de suite élargit. T’avais un peu envie de rire, c’est vrai. Au fond la situation était assez drôle. C’est lui qui t’as foutu dehors, et c’est aussi lui que tu demande pourquoi tu n’es plus jamais passé chez lui. Un peu étrange le gamin, quand on y pense. « On peut y remédier au pire, t’as qu’à m’demander et je r’passe quand tu veux ! » Voilà, encore un moment où t’aurais bien aimé pouvoir placer un clin d’oeil. Va falloir que tu apprennes à les faire. Que tu passes plusieurs minutes par jour à t’entraîner devant ta glace. Parce que t’es sûr que ça t’ajouterait un certain nombre de points en charisme. Ton sourire fait déjà bien le boulot, c’est vrai, mais on a jamais assez de charisme.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Age : 20 ans
Influençable : Niveau 4
Messages : 1351
Quartier : Takeshita
Date d'inscription : 28/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur




Gabriel Stevens
Sa majesté impose le respect
Jeu 13 Juil - 21:09
J’ai engagé la conversation avec lui, je lui ai même fait une phrase complète. Je ne me souviens pas son prénom mais ça, c’est minime comme problème. Bon, peut-être pas. C’est possiblement la chose qui va me poser le plus de problème. Ne connaissant plus son prénom, comment vais-je faire pour l’interpeller. J’avais bien quelques idées mais moyennement agréable pour l’interpellé. Il fallait que je me rappelle de cela avant la fin de la journée. Au moins avant qu’il ne s’en aille de son côté et moi du mien. Enfin, s’il décide de partir maintenant, j’en serai incapable. Tant pis.

Un truc qui m’énerve un peu, qui me dérange plutôt. J’ai quand même fait l’effort de lui proposer des ramyeon coréen. Il les a pris mais je n’ai entendu aucun mot de remerciement. Un peu froid tout ça. Personnellement, je pense que ça n’augure rien de bon. Peut-être que je suis juste pessimiste mais un simple « merci » ne lui coûtait pas grand-chose. Mais tant pis, je ne vais pas relever. Pourtant, ce n’est pas l’envie qui m’en manque.

Il ne poursuit pas mon « ssss » et je ne peux donc pas connaître son prénom. Je suis un peu déçu. Puis, je le vois soupirer. C’est de ma faute ? Parce que je n’ai pas su me rappeler de son prénom ? Vraiment ? Puis je le vois reprendre son sourire. Je ne sais pas vraiment quoi penser. J’attends ses réponses mais en même temps, je crains un peu ce qu’il va me dire.

« J’ai été viré. »
Je reste bloqué. Je ne sais pas quoi répondre. Viré ?! Pourquoi viré ? Par ma faute ? Comment ça pourrait être de ma faute. En quoi, est ce que je pourrais en être la cause de ça. Il a fait ses propres choix et maintenant, il en subit les conséquences. Oui. Il vaut mieux que je pense de cette manière. Pas besoin de commencer à réfléchir sur des trucs inutiles. Peut-être que je dois au moins lui montrer de la compassion. Lui montrer que je m’inquiète pour lui. Même si, ce n’est pas vraiment le cas. Disons que je suis plutôt égoïste sur le coup. Je m’inquiète pour ma propre personne. Je voulais juste savoir si c’était de ma faute. Mais maintenant, je sais qu’il ne s’agit pas de moi. Il n’est plus venu livrer car il a été viré et rien d’autre. Ça me rassure au final. Je craignais d’avoir été trop froid.

« Pourquoi ? Je te manque ? »
Je relève immédiatement la tête, l’agressant du regard pour signifier clairement ma réponse. Je ne sais pas si j’ai l’air crédible mais je m’en moque. Certes il a l’air bien plus enjoué en prononçant ces paroles ; c’est peut-être une blague. Je pense que oui. J’espère en tout cas. D’où est ce qu’il me manquerait. C’est pas mon pote. A la limite, il faudrait déjà se rappeler de son prénom pour pouvoir le ranger dans la catégorie des connaissances puis ensuite, avec le temps [ou pas] dans la catégorie des amis. M’enfin, pas que ça m’intéresse. Par reflexe, un « non » sort automatiquement de ma bouche et je ne peux l’en empêcher. Il n’est pas forcément agressif mais, pas amical non plus. Il faut quand même quand même que ça ne paraisse pas aussi froid que la fois dernière.

« C’est pas ça. »

« On peut y remédier au pire, t’as qu’à m’demander et je r’passe quand tu veux ! »
A peine le temps de prononcer ma phrase qu’il reprend la parole. Je suis assez surpris d’entendre ce qu’il dit. Ça a tendance à me faire un peu fuir. Je n’ai pas directement les mots. Je préfère attendre et réfléchir. Certes, ne plus le voir était déplaisant. Mais je pense que c’est surtout un sentiment d’incompréhension. J’aime bien avoir un traintrain quotidien ; ne plus le voir sans savoir pourquoi m’a simplement surpris. Oui, je pense que c’est vraiment ça. De l’incompréhension suite à ma prise de parole maladroite.

Je réfléchi trop. Comme à mon habitude d’ailleurs. Il faudrait que je pense à changer un peu. Que je m’endurcisse un peu. Que je devienne plus à l’aise peut-être. Mouai. Ça m’emballe moins, déjà. J’aime bien ma vie de solitaire. Même si des fois, la solitude nous fait ressasser des choses du passé ; elle nous engouffre et l’on a du mal à appeler à l’aide. Je ne veux pas vraiment d’amis, mais je ne veux pas non plus replonger et me noyer sans pouvoir être aidé. Il faut que je sois moins réfractaire et moins fermé. Plus facile à dire qu’à faire. Il faudrait que je lui réponde de façon calme et sans l’agresser. Calmement mais sûrement.

« Euh. Je vais pas te demander. »

Je ne veux pas lui dire non de façon directe. Je ne veux pas qu’il ne vienne pas chez moi. Je ne suis pas totalement contre. Mais ce serait quand même bizarre de lui dire clairement « viens chez moi », non ? Je trouve ça bizarre, moi ! Qu’on me dise ça aussi serait étranger ; ‘fin c’est mon avis. Les gens font ce qu’ils veulent après tout. Je ne veux pas qu’il pense qu’il peut venir quand il veut ; je ne veux pas non plus qu’il pense qu’il ne peut pas revenir. Je ne suis pas totalement contre. Au final, il est plutôt sympa. C’est pas mal d’avoir quelqu’un qu’on connait. Je suppose que c’est bien. Je ne sais pas si j’arriverais à me détendre et à pouvoir discuter avec lui, de façon « normale », mais je peux toujours essayer. Peut-être pas aujourd’hui. Peut-être pas demain. Mais avec le temps, ça se fera. Si j’y mets du miens.

Je me sens un peu nul. Je pense à des trucs comme ça alors que je suis incapable de l’appeler. Toujours pas. Ça fait bien cinq-dix minutes que je suis là, planté devant lui mais je ne l’ai pas encore appelé par son prénom. Lui non plus. Mais je me doute qu’il n’a pas oublié. Enfin, dans un certain sens, j’espère. Je le saurai vite. J’ai quand même envie qu’il devine tout seul que je n’ai pas son prénom en tête, ça me sauverait tellement. Mais comment lui faire comprendre. Mon « ssss » n’a rien changé. Qu’est-ce qu’il a dû penser de moi ? Je ne sais pas et je n’ai pas vraiment envie de le savoir. Je voudrais juste trouver un autre moyen de savoir. L’interpeller en disant « eh » me semble ma prochaine solution. Il faut bien tout essayer avant de me décider à lui demander clairement son nom.

« Eh ! euh, viré ? Pourquoi ? »

Je ne voyais pas vraiment quelle question j’aurais pu lui poser. Je ne vais pas juste l’interpeller et m’arrêter là. Si j’avais fait ça, il m’aurait simplement regardé en attendant que j’enchaine une phrase. Même si je ne suis pas à l’aise à l’oral, je connais quand même les bases à savoir en ce qui concerne le déroulement d’une conversation orale. Et puis j voulais quand même avoir des précisions sur le pourquoi du comment il avait été viré. Il n’était pas un mauvais livreur. Un peu crispant mais un bon livreur quand même. Il n’avait jamais été en retard et toujours souriant. Je veux en savoir plus. C’est peut-être personnelle aussi. Je m’e rends compte un peu après. Il faut peut-être que je précise qu’il n’est pas obligé de répondre. Enfin je pense que ce serait quand même mieux pour lui-même si, je pense que s’il ne veut pas me répondre, il ne le fera pas et c’est tout.

« Si tu veux pas répondre. Pas obligé, hein. »

J’ai l’impression que je suis quand même plus à l’aise qu’au début. Mes paroles ont plus d’assurances. J’ai moins d’hésitation. C’est pas parfait mais c’est déjà mieux. C’est la deuxième fois que je le vois et la première fois, il a mangé chez moi. Je pense que c’est normal de s’habituer. Mais je pèse mes mots quand même. Je vais pas lui serrer la main demain si je le croise. De toute façon, je vais retourner chez moi ; je risque pas de le recroiser de sitôt. C’est quand même très étonnant de s’être croisé aujourd’hui déjà. Peut-être qu’il habite ici. Moi je viens ici parce que je ne connais pas la ville et que je ne veux pas vraiment passer mon temps à chercher un magasin. Mais lui ? Il doit certainement habiter dans le coin. C’est ce que je pense.

« T’habite dans l’coin ? »

Je ne suis pas vraiment curieux mais la question vient toute seule. Je n’ai pas vraiment réfléchi à si je devais la dire ou non. Je n’ai même pas attendu d’avoir la réponse à la question précédente, elle est juste sortie spontanément. J’ai un peu honte. J’ai l’impression que je parle trop. C’est différent de d’habitude et je ne veux pas vraiment être différent. J’ai pas envie qu’il pense que je suis curieux de sa vie et que sa vie m’intéresse. Que j’ai envie de me rapprocher. Je n’en ai pas envie. Enfin, peut-être que si mais je préfère penser que non.

« Désolé, j’parle trop. J’te laisse répondre. »

Peut-être que pour lui je ne parle pas beaucoup mais pour moi, c’est clairement abusé. Je n’ai jamais parlé autant. Enfin, pas d’aussi loin que je me souvienne. Je n’ai pas vraiment d’amis à qui parler non plus. C’est plutôt triste me direz-vous mais je suis bien comme ça. Peut-être qu’en voyant que je parle autant, il va penser que je suis plutôt dans l’optique de me rapprocher de lui. Raaah j’en ai marre de me prendre la tête avec ça. Tant pis. Qu’il pense bien ce qu’il veut. Puis je vais pas le jeter. J’arrête pas de me répéter, ça a pas l’air d’un connard donc je ne vois pas pourquoi je suis aussi froid avec lui. Je vais laisser les choses se passer. Je veux pas qu’il s’incruste tous les jours mais je vais pas lui interdire de venir. C’est ça qu’on appelle des amis, non ? Genre je crois bien que c’est ce genre de chose qu’ils font. M’enfin, avant d’en arriver là… on verra.



Quand le roi se présente & qu'il veut des liens
Je deviens sociable et parle en #3366ff ... ou pas.


Merci à Noah pour l'avatar ♥
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Age : 24 ans
Influençable : Niveau 5
Messages : 36
Quartier : Ueno
Date d'inscription : 02/07/2017
Jeu 31 Aoû - 2:14
oh, hey again- tout ça pour des nouilles et du café -
#82ABD5

Souma Ito

Gabriel Stevens

Non. Tu lui manques pas. C’est bien ça, que t’as entendu, entre tes deux prises de paroles à peine espacées d’une reprise d’air ? T’es pas sûr. Tu l’as peut-être imaginé. T’es tellement sûr qu’il répondrait ‘non’ que ton cerveau n’aurait aucun mal à créer cette réponse de toutes pièces. Ca n’aurait pas été la plus folles des choses dont il avait été capable au cours des vingt-quatre dernières heures.

Il à l’air de prendre son temps pour te répondre. La question était pas si compliquée pourtant. Eh, c’était même pas une question en fait. Plutôt une boutade. Tu te doutais bien qu’il ne te sauterait pas au cou pour te demander de revenir chez lui ; mais tu préférais prendre la situation à la dérision plutôt que de la prendre trop sérieusement. Ce n’était pas si grave de toute façon, un peu comme perdre son boulot, en fait. Autant en rire. Mais, lui, ça n’avait pas l’air de le faire rire.

Euh. Je vais pas te demander. Sans blague ? T’es franchement déçu, tu t’attendais tellement à ce qu’il sorte un un agenda et te programme pour une soirée pizza pourtant ! Bah, tant pis, hein. Ça te fait sourire. T’as envie de lui ébouriffer les cheveux, un geste amical pour essayer de lui faire comprendre que tu ne faisais que le taquiner ; surtout qu’il a bien une tête de gamin à qui t’as envie de tout le temps ébouriffer les cheveux, faut l’avouer. Mais tu te retiens, t’as peur de le faire fuir, vous vous connaissez pas tant que ça, en plus. Tu te contente donc de lui sourire, tu penches juste légèrement la tête sur le côté ; tu fais ça tellement souvent qu’on va finir par croire que t’as le cerveau qui pèse plus d’un côté que de l’autre.

Eh ! euh, viré ? Pourquoi ? Ah oui. T’avais presque réussi à oublier que tu lui avais parlé de cela un peu plus tôt. Surtout, tu n’aurais pas pensé qu’il le relève de cette manière ; il te demandait quand même pourquoi. T’aurais préféré éviter de lui donner la véritable raison, certes, mais là t’avais pas le choix. Il venait de te le demander. Et t’allais pas lui mentir, hein ? C’est mal de mentir. Donc, ouais, pas le choix. Si tu veux pas répondre. Pas obligé, hein. enchaîne-t-il. Il a raison, si t’as si peu envie de lui expliquer pourquoi tu t’es fait virer, tu peux simplement ignorer la question. Mais mince, ce serait quand même dommage ; pour une fois qu’il parle, qu’il pose des questions, qu’il montre qu’il n’est pas qu’un avaleur de pizza sans âme, tu ne vas tout de même pas faire ton difficile et trier ce qui te convient ou non parmi ses remarques. Autant profiter de ce semblant de conversation, non ? Tu ne sais pas quand serai la prochaine fois que tu croiserais son chemin, ni même si tu le recroiserais un jour, alors autant interagir avec lui autant que possible tant que tu le peux.

Mais il ne te laisse pas répondre. T’habite dans l’coin ? T’es surpris. Encore des mots que tu ne pensais pas entendre passer ses lèvres. Est-ce que ça l’intéresse vraiment ? Tu ne sais pas trop. Tu doutes, même si t’as envie d’y croire. Pourquoi aurait-il posé la question, sinon ? Tu voudrais lui répondre, mais là encore, il est plus rapide que toi. Eh bien, à croire que c’est pas la même personne que celle à qui tu avais l’habitude de livrer des pizza quelques temps plus tôt. Celui-là ne s’arrête plus de parler, contrairement à l’autre. Non pas que cela te pose un problème. Désolé, j’parle trop. J’te laisse répondre.

Tu secoues la tête, c’est la première réponse que tu donnes à ses dernières paroles. « Nan nan nan, t’excuses pas, tu peux parler tant que tu veux tu sais ! » Tu lèves un pouce pour accompagner tes paroles, comme si tu voulais le féliciter d’avoir su placer plus de trois mots les un après les autres, et ce à plusieurs reprises en plus. T’aurais presque pu applaudir, si tu n’avais pas peur qu’il le prenne mal et décide de te renier à tout jamais. Les gens comme lui sont un peu imprévisibles parfois, alors autant prendre quelques précautions tout de même, non ?

Ses questions. Tu t’en rappèle d’un coup. Pourquoi t’as été viré, et si t’habites dans le coin. Questions simples, après tout tu en connais très bien les réponses, t’as même pas besoin de réfléchir. Pourtant tu sembles réfléchir. Ouais. Mais tu réfléchis pas à ça. Tu réfléchis à tes ramen, tu te demandes si tu serais capable d’en manger deux sachets ce midi. Parce que nom de dieu, tu commences véritablement à avoir un trou dans l’estomac, tellement qu’il est vide. Mais tu reprends vite tes esprits, tu ne veux pas donner l’impression d’avoir du mal à lui répondre.

« Pour te répondre, j’ai été viré parce qu’il semblerait que manger avec les clients soit interdit. Franchement, qui l’eût cru, hein ?! » Ca te fait rire. Vaut mieux ça. Ca le fera peut-être rire lui aussi. Au moins intérieurement. Peut-être. T’as envie d’y croire, mais t’es sérieusement dubitatif. Mais, tant pis, l’espoir fait vivre, il paraît. Tu ne sais pas trop qui a inventé ce dicton, mais t’es à peu près sûr que ce n’est pas quelqu’un qui prenait le temps de bien réfléchir à ce qu'il disait. L’espoir fait pas vivre. Pourquoi ? Parce que la bouffe, par exemple, ça fait vivre. Sauf que l’espoir, ça nourrit que dalle. Tu pourrais avoir l’espoir de t’enfiler les meilleures des pièces de viande vendues en ville, t’aurais quand même encore la faim au ventre au bout de deux heures à ne faire qu'espérer. Donc l'espoir ne fait pas vivre, n'est-ce pas ? Mon dieu. Arrêtes de penser, Souma. Tu pars beaucoup trop loin, et tout cela juste parce que t’as les crocs.

« Sinon, j’habite juste à côté, même pas cinq minutes à pattes. » Tu agites un peu ton bras libre, comme pour désigner la direction jusqu’à ton appartement. S’il ne devait se baser que sur tes gesticulations pour arriver jusque chez toi, tu es bien conscient qu’il se perdrait complètement, tes indications n’étant que très approximatives et particulièrement floues. Mais tu ne pouvais pas faire mieux sur le moment. T’allais pas non plus lui écrire ton adresse sur un petit bout de papier, non ? ....Si ? Non. Non, tu ne le feras pas. Tu vas faire mieux !

« T’as qu’à passer si tu veux. » Tu hausses légèrement les épaules pour aller avec ta proposition. Elle est sincère. Tu ne dis pas juste ça pour paraître poli ou sympathique. Et puis, t’as déjà visité chez lui, tu peux bien lui rendre la pareille, non ? « Je peux même te faire des ramens, si tu veux. Je les rates jamais ! Tu peux me faire confiance sur ça ! » t’empresses-tu de rajouter, comme pour embellir ton invitation. Pourrait-il refuser un bol de nouilles gratuit ? Voyons ! Toi, en tout cas, tu ne dirais jamais non à de la nourriture grâcieusement offerte.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Age : 20 ans
Influençable : Niveau 4
Messages : 1351
Quartier : Takeshita
Date d'inscription : 28/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur




Gabriel Stevens
Sa majesté impose le respect
Sam 16 Sep - 17:29
Je me trouve vraiment bavard cette fois ; je ne le laisse même pas en placer une alors que je lui pose moi-même des questions… Va falloir que je me reprenne et que je me taise un peu. Mais je voudrais savoir. Je n’ai pas pour habitude d’être curieux mais il se trouve que je l’apprécie ; enfin un peu… je suppose. Bref, tu attends simplement ses réponses, maintenant que tu te tais enfin.

« Nan nan nan, t’excuses pas, tu peux parler tant que tu veux tu sais ! »
Mouai, m’enfin, je pouvais aussi lui laisser de la place pour écouter ce qu’il avait à en dire. Parler tant que je veux… ce n’était pas naturel pour moi. Je l’observe simplement ; ses gestes parlent avant lui puis les silences qu’il laisse entre ses réponses m’interpellent et me dérangent. Je ne vais pas non plus lui en fire part, je reste patient. Peut-être qu’il réfléchit simplement à comment tourner sa réponse et à ce qu’il allait donner comme excuses. Ou bien il souhaitait simplement m’ignorer…

« Pour te répondre, j’ai été viré parce qu’il semblerait que manger avec les clients soit interdit. Franchement, qui l’eût cru, hein ?! »
Ah, il ne m’ignore pas, il me répond ! Mais sa réponse ne me surprend qu’à moitié. Evidemment que manger chez un client est interdit ! Il n’y a rien de bizarre dans ce fait. Il fallait bien être très peu intelligent pour penser que manger chez un client alors que l’on est encore au travail, était tout à fait normal. Après, viré pour ça … un petit peu exagéré quand même. J’espère vraiment que ça ne lui cause pas trop de problème et qu’il pourra trouver un autre emploi facilement. Après tout, moi, si je ne perds mon emploi, j’aurai vraiment de gros problèmes. Je ne pourrai plus payer mon loyer ni me payer à manger. Ce qui me fait d’ailleurs penser que je suis encore au magasin, et que j’ai des courses à terminer.

« Sinon, j’habite juste à côté, même pas cinq minutes à pattes. »
Pourquoi lui ai-je demandé ça… je me trouve quand même assez ridicule. Maintenant c’était trop tard, je lui avais demandé et je ne pouvais plus rien changer. Ça m’intéressait quand même un peu, enfin, dans le fond je pense que oui. Même si ça en vrai… Bref. Il habite à côté, il en a de la chance. Pour moi, ce n’était pas du tout le cas. Personnellement, pour venir ici, ce n’est pas cinq minutes que j’ai besoin, mais plus de vingt… ce n’est pas la chose la plus importante ici mais bien ce qu’il me propose en suivant.

« T’as qu’à passer si tu veux. »
Bof. C’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais. Aller chez lui… je ne sais pas trop. Pas vraiment l’envie ou bien, non, je ne sais pas. Après tout, je ne le connais pas, et en règle générale, quand on va chez les autres, c’est quand on est amis. Est-ce qu’on peut dire qu’on est ami ? J’en sais rien. C’est pas comme si j’en avais déjà.

« Je peux même te faire des ramens, si tu veux. Je les rates jamais !
Tu peux me faire confiance sur ça ! »
Ah ?! Peut-être qu’on peut s’arranger. Parler de nourriture peut changer la donne. En vrai, j’ai horriblement faim et qui refuserait qu’on lui fasse des ramens ? Certainement pas moi. Après, de là à aller chez lui pour ça, il faut que je réfléchisse quand même. Je le regarde rapidement puis lance un coup d’œil à mon panier de courses. Il faut que je termine ça avant de partir où que ce soit. J’hésite un peu avant de répondre au grand.

« Euh. » puis j’attends un peu et je reprends : « Je ne sais pas. Faut finir ça. »

Je regarde alors mon panier comme pour lui montrer ce que je devais terminer. Je réfléchi alors à ce qui me manque encore. Il me manque de la boisson, puis du riz aussi. Ensuite, je pense que ce sera bon.

« Toi aussi, non ? »

Il doit, lui aussi, avoir des courses à finir, non ?

Il n’a acheté que des nouilles instantanées et je ne pense pas que cela soit idéal comme repas pour une longue période. C’est pourtant ce que je fais et ce que je vais continuer à faire pendant un long moment. Peut-être ne s’agissait-il là que d’une solution de facilité, ou bien de coût ou tout simplement la flemme de cuisiner. Sûrement l’ensemble de ces points. Mais bon, cela me convenait très bien.

« Après, si tu veux. ‘fin, comme tu veux. »

Je ne prononce pas cela avec grande joie ou émotion, simplement des mots un peu vides. Je ne veux pas qu’il pense que c’est ce que j’ai envie. Je m’en moque tout simplement ou du moins, je veux qu’il pense cela. Je ne suis pas tout à fait contre l’idée, non, non ; je suis content de manger avec quelqu’un… ou lui. Je ne vais pas m’étendre sur ce que je ressens. Je n’en ai pas envie et ce n’est pas moi. Bref. Je lui dis oui de façon simple et sans être trop dans l’extériorisation. Après, il en fait ce qu’il veut. S’il ne veut plus, tant pis, et s’il veut manger avec moi, bah tant mieux aussi. J’attends tout simplement qu’il m’indique son choix. Pour le moment, je veux terminer mes courses et manger !



Quand le roi se présente & qu'il veut des liens
Je deviens sociable et parle en #3366ff ... ou pas.


Merci à Noah pour l'avatar ♥
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mihara :: Mihara & ses environs :: Le quartier « Ueno » :: L’avenue commerçante-
Sauter vers: